LeanCTX avec Codex : retour d’expérience après presque deux mois

Illustration d'une licorne rose Geekeries qui trie un tas de journaux et de documents en une pile compacte validée.

Bonjour à tous, depuis que j’utilise Codex directement sur mon serveur comme agent (Pwny), je me suis retrouvé avec un problème très connu : pour être vraiment badass, l’agent doit lire un grand volume d’information. Fichiers de configuration, journaux d’événements, le résultat de tests, et le même fichier est relu parfois trois fois pendant qu’on affine un projet. Tout ce texte part dans le contexte du modèle sous forme de fameux tokens, et un contexte rempli de lignes déjà vues est plus cher, plus lent, et… pas forcément plus intelligent.

J’ai donc testé LeanCTX avec Codex. Presque deux mois plus tard, j’avais assez de recul pour répondre à trois questions simples : qu’est-ce que cet outil fait réellement, est-ce qu’il m’a apporté quelque chose, et pourquoi je n’ai pas empilé un autre optimiseur comme RTK par-dessus ?

LeanCTX, c’est quoi au juste ?

Imaginez Codex comme le meilleur stagiaire que vous aurez jamais : rapide, bien informé, bosseur, etc., et à qui vous transmettez le résultat de vos commandes et les fichiers qu’il doit examiner. Sans LeanCTX, si vous lui donnez 5 000 lignes de logs pour retrouver une erreur, les 5 000 lignes arrivent dans sa todo, aka « … Lire la suite

Cairn : quand un jeu vidéo d’escalade me refile le vertige de la paroi

Bannière du jeu d escalade Cairn face au mont Kami

Salut à tous ! On change un peu des scripts d’administration et des conteneurs aujourd’hui pour un petit format quickie, exactement dans l’esprit de mon vieux billet où j’avais marché sur La Mun dans Kerbal Space Program. Pour ceux qui ont déjà jeté un œil à la page À Propos ou à mon retour sur le test des piolets Grivel North Machine Carbone, vous savez que l’escalade et l’alpinisme occupent une grande partie de mes week-ends depuis plus de quinze ans. Alors quand j’ai lancé le jeu Cairn, développé par le studio français The Game Bakers, je m’attendais à passer deux heures tranquilles sur un titre indé contemplatif. Grave erreur : le jeu est terriblement bien foutu, et il m’a collé devant mon écran une sensation que je n’aurais jamais pensé revivre avec mon clavier (mécanique, of course) : ce bon vieux malaise viscéral face à la paroi quand le gaz commence à peser lourd sous les semelles.

Pourquoi le jeu Cairn n’a rien d’un parc d’attractions

Dans 99 % des jeux vidéo, grimper est une formalité un peu ridicule. Vous poussez le stick vers le haut dans Assassin’s Creed, Uncharted, ou Tomb Raider et … Lire la suite

Script de veille serveur sous Linux et Docker : alertes CVE, silence radio et vrais pièges

Illustration Geekeries d'un script de veille serveur Linux et Docker filtrant le bruit pour détecter les mises à jour de sécurité CVE

Bonjour à tous, quand on administre un serveur Linux qui héberge une vingtaine de conteneurs Docker en production, on finit vite écartelé entre deux extrêmes. Soit on délègue tout à des mises à jour automatiques aveugles (ce que je vous racontais récemment dans mon article sur MariaDB et les surprises de Watchtower et comment ça peut casser silencieusement un schéma de base de données), soit on reprend le contrôle en manuel… au risque d’oublier de vérifier les correctifs pendant trois semaines et de se faire poncer bien comme il faut ! Pour sortir de ce dilemme, j’ai construit un script de veille serveur, léger, en Python, piloté par systemd, qui inspecte l’état réel de la machine deux fois par jour sans jamais toucher à la production.

L’idée de départ est très simple : je voulais un observateur strictement en lecture seule (observer-only), capable de croiser en quelques secondes les paquets APT en attente, les images Docker (qu’elles viennent de Docker Hub, de GitHub ou d’un build local), les extensions WordPress, la fraîcheur des sauvegardes et les unités systemd. Surtout, je voulais qu’il respecte une règle d’or : se taire quand tout va bien, mais ne jamais rater … Lire la suite

Phishing hôtel sur WhatsApp : enquête sur un faux paiement de réservation

La licorne Geekeries examine un message de réservation suspect, un hameçon et des indices d’usurpation d’hôtel.

Bonjour à tous. Fin septembre, je prépare mon déplacement à Stockholm pour la 78e réunion du TF-CSIRT. Ma chambre à l’Hotel Birger Jarl est réservée et payée sur Booking.com. Puis un WhatsApp arrive : il connaît l’hôtel, mes dates et me presse de « vérifier » la réservation. J’ai ouvert le lien et il s’agissait d’une belle tentative de phishing hôtel sur WhatsApp.

L’hôtel m’a confirmé par email que le message était frauduleux. Il avertit aussi ses clients sur son site que des messages WhatsApp usurpent son identité pour réclamer un paiement. Le plus gênant, ici, c’est que l’expéditeur disposait d’assez de vraies informations pour rendre son histoire crédible.

Un message qui connaissait trop bien ma réservation

Le message invoquait une réservation à confirmer sous 24 heures. J’ai ressorti la confirmation et le reçu de Booking : la référence du WhatsApp a huit chiffres, sauf que la vraie en a dix (et les deux emails Booking.com donnent bien la même, évidemment). L’expéditeur connaissait mon séjour mais la référence qu’il utilisait n’était pas celle de ma réservation.

Même vérification pour l’argent : ma chambre était déjà intégralement payée en couronnes suédoises (SEK). Les 300 € affichés sur la fausse … Lire la suite